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artefacts égyptiens, égypte antique |
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dieux d'Égypte |
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Origine divine des pharaonsAvant les Pharaons règnait Horus. Ses premiers successeurs furent des dieux, personnages mythiques. Puis vint le premier Pharaon, Ménès; vers 3000 avant JC. Portant une double couronne, comme tous les rois précédant la première dynastie. On les connait parfois sous le nom de dynastie zero; les principaux sites archéologiques actuels s'y rapportant sont Hiéraconpolis et la tombe U-j. Palette de Narmer en schiste vert, Hiéraconpolis, dynastie zero. Le Caire, Musée égyptien. (ci-contre) |
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Les premieres dynasties de l'ancien empireC'est en ces termes que les pharaons des premières dynasties connaissaient l'origine de leur royaume. Lorsque commence le règne de la première dynastie, tous les éléments qui domineront les trois futurs millénaires de cette merveilleuse civilisation d'Egypte sont réunis. La divinité des Pharaons était encore telle que l'on employait encore "Horus" pour les désigner sur les monuments; jusqu'à la fin de la IIIeme dynastie. Stèle du roi Djer, ou roi serpent, Ancien Empire, Iere dynastie. Paris, Musée du Louvre. (ci-contre) |
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Le pouvoir du mot et de l'écritureL'Ecriture et à plus forte raison les mots devaient être utilisés avec prudence. Non seulement les symboles figurés par écrit étaient animés et pouvaient devenir dangereux, mais encore les mots eux-mêmes étaient actifs, comme des objets; ils devaient donc être employés avec circonspection et nécessitaient de s'en protéger. Un scribe spécialisé appelé "prêtre lecteur" savait comment utiliser l'écriture hiéroglyphique et comment se prémunir contre ses dangers. sinon il fallait user de formules de voeux et de procédés magiques de défense. Par exemple les noms des pharaons seront enfermés dans une corde de protection appelée cartouche. L'écriture pouvait donc aussi être utilisée comme un moyen offensif. Statuette de Pepi Ier en tenue de fête Seb; en albâtre. Ancien empire, VIeme dynastie. NY Brooklyn Museum of Art. (ci-contre) |
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Les dieux et les hommesToutes les sources confirment que l'histoire des premiers pharaons est tout à fait officielle pour l'Egypte. De même que pour nous Clovis est le premier roi de France, pour l'Egypte les premiers pharaons étaient des êtres mythiques, succédant au règne reconnu des Dieux : Rê, Dieu Solaire créateur; puis le couple Shou et Tephnout qui metent à leur tour au monde Geb et Nout. De leur 4 enfants: Isis, Osiris, Nephtis et Seth, Osiris l'héritier du trône est assassiné et démembré par son frère Seth. Sa veuve Isis saura lui redonner vie assez longtemps pour qu'ils concoivent un fils: Horus>, nouvel héritier, qui transmettra lui même l'héritage de son père à des êtres hybrides, les "compagnons d'Horus"; puis à des souverains mortels. Petit Sphinx en faïence représentant AménophisIII, Nouvel Empire, XVIIIeme dynastie. New York, Metro. Mus. of Art (ci-contre) |
La Magie Egyptienne Et NousAinsi être Pharaon était du domaine de l'expérience divine, hors de portée du vécu humain. Pharaon pouvait -entre autre- tout simplement converser avec les Dieux. Ainsi en va-t-il des traditions égyptiennes qui sont transmises par les Dieux plus que par les initiés humains. Beaucoup de traditions modernes cherchent une justification dans une improbable continuité des initiations d'origine égyptienne. Si bien sur la magie pratiquée aujourd'hui a gardé des traces des rites célébrés dans les mystères des Temples d'Egypte; la véritable tradition égyptienne n'est pas à chercher dans les groupes occultes qui ont ce genre de prétention, mais auprès des Dieux eux-mêmes qui n'ont pas déménagé. Couvercle de canope en albâtre peint de toutânkhamon. Nouvel Empire, XVIIIeme dynastie. Vallée des rois. (ci-contre> |
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Isis dans le jeu Age of Mytology © microsoft |
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BibliographieOrigine des Pharaons, Premieres dynasties, Le pouvoir du Mot, Les Dieux et les hommes, contiennent des extraits de "les Pharaons" (Flammarion - FA-1057-02-X) Cet ouvrage est vivement conseillé, étant d'une rare objectivité dans le domaine. Les images 1 à 6 sont toutes extraites du même ouvrage. Tous sont propriétés de leurs auteurs respectifs. Fond mosaïque et image ci-contre issus du jeu de stratégie "Age of Mythology" Autres documents relatifs à l'Egypte :
Site conseillé à propos d'Egypte : www.desir-egypte.org (predated in 2007/10 thanks to wayback machine :-)) |
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La nature du pouvoir de Pharaon est
determinée par les attributs qu’il porte.
Le sceptre Ouas sur lequel il s’appuie quand il est debout, symbolise sa force. Le sceptre est devenu dans le monde entier l’insigne des souverains. Il est aussi le symbole des dieux. Il est terminé en bas par une fourche et vers le haut par une tête de lévrier stylisée représentant le dieu Seth (voir ci-contre la représentation d’Anubis avec son sceptre). Le sceptre est l’enseigne du nome de Thèbes, la région administrative de la capitale égyptienne qui s’appelle Ouaset, "la ville du sceptre".
Quand il est assis, il croise sur sa poitrine la crosse : l’heqa, symbole de l’écriture et le flagellum (le fouet) : le nekhekh ; deux symboles d’Osiris. En possession de la crosse et du fouet, pharaon est considéré comme le pasteur de son peuple : il conduit son troupeau avec la houlette (la crosse) et le protège avec son fouet. On notera aussi ce attributs qui caractérisent parfois Pharaon :
Dans l’antiquité égyptienne, l’uræus est le cobra femelle qui a pour fonction de protéger le pharaon contre ses ennemis. On le retrouve la plupart du temps représenté sur la coiffe de pharaon dont il est l’un des attributs. Il est parfois représenté gravé en relief sur les murs des temples funéraires.
Réservée au pharaon et aux dieux, elle le différencie du commun des mortels. Cette « barbe », qui en fait ressemble plutôt à une longue barbiche, était portée au menton et attachée derrière les oreilles. Le pharaon la portait lors des cérémonies et elle était l’un des symboles de sa puissance et une marque de son affiliation divine.
trophée attaché à la ceinture du pharaon pour lui offrir la puissance de l’animal sacré.
La crosse (Heka) montre que le pharaon conduit son peuple comme le berger. Le fléau (Nekhekh) est une arme symbole de protection.
Le némés est une coiffe rayée verticalement avec des pans retombant devant de chaque côte de la tête. Pharaon était le seul à pouvoir porter cette coiffe de tissu rayée verticalement (souvent blanche et rouge) qui couvrait son front, tombait derrière sa nuque et dont deux pans retombait devant de chaque côte de sa tête. Elle était retenue sur le front par un bandeau d’or ou par l’uræus. Pharaon portant l’uræus, le némès et la barbe postiche Cette coiffe a était immortalisé sur le masque funéraire en or du pharaon Toutankhamon. Le sphinx du plateau de Guizeh porte egalement le némès.
Il s’agit d’une couronne de couleur bleu ou noire (si elle est noire, il s’agit alors peut-être d’une autre couronne.) souvent constellé des pois jaune (ou blanc). Elle apparaît à la fin de la deuxième période intermédiaire et a longtemps été assimilé a un casque de guerre (le bleu serait alors la couleur du fer). En fait, il s’agit plus vraisemblablement d’une couronne d’apparat symbolisant le triomphe. Peut-être que les pharaons la portaient lors du retour victorieux d’une campagne militaire ou peut-être n’avait elle qu’une valeur symbolique (celle de la renaissance du pharaon lors de son couronnement). On pense que le khépresh devait être en cuir ou en tissus et décorée de disque d’or (les pois jaune).
Pharaon est, tout comme les Dieux, au coeur de la vie égyptienne. Constructions de monuments, jugements, organisation sociale, il était responsable de tout, même si il deleguait chaque tache...
Personne en Egypte ne doutait que le pharaon fût le fils du roi des dieux. Comment d’ailleurs un homme comme les autres aurait il pu assurer chaque année la crue du Nil et chaque jour la course du soleil ? Le pharaon était, lui aussi, intimement persuadé de son ascendance divine. Parfois, pour mieux s’en convaincre, il faisait représenter dans le secret d’un temple la scène au cours de laquelle Amon-Rê, pour l’engendrer, avait pris les traits du roi régnant et s’était uni à sa mère. La naissance d’un nouveau pharaon était une affaire qui mobilisait tous les dieux du ciel. Amon, avant d’en décider, s’en entretenait avec Thot, le dieu de la sagesse et des écritures. Puis il donnait la nouvelle à sa cour. Enfin, il chargeait Khnoum, le dieu potier, de modeler sur son tour divin le corps et l’âme de l’enfant qui venait d’être conçus. Le temps révolu, Khnoum et Thot conduisaient la reine vers les lieux de l’accouchement où trois déesses - Isis, Nephtis et Meskhénet - venaient la secourir. Heget, la déesse grenouille tendait au nez du nouveau-né la croix de vie pour lui communiquer une force divine, et Khnoum se penchait au dessus de lui pour lui donner la santé du corps. Amon reconnaissait alors son fils et les dieux le baptisaient. Anubis et Thot roulaient devant lui le disque lunaire, symbole de l’éternel rajeunissement du monde, et les sept vaches célestes - les sept Hators - en le nourrissant de leur lait, contribuaient à leur tour à le diviniser.
Le futur pharaon grandissait ensuite auprès de ses parents terrestres comme un fils de roi jusqu’au jour où Amon jugeait le temps venu de son intronisation. C’est alors seulement qu’apparaissait aux yeux de tous, aux yeux du peuple, sa nature divine.
Les rites du couronnement se perdent un peu dans la nuit des temps. Mais ce que l’on devine est fabuleux. Il s’agissait d’un mystère sacré qui se déroulait en une suite de scènes où les princes, les notables et les prêtres tenaient le rôle de dieux. Les cérémonies commençaient à l’aube. Le pharaon sur son trône recevait, selon des rites oubliés, les attributs royaux qui affirmaient sa divinité : une queue d’animal qu’il portait dans le dos de sa ceinture , une barbe postiche en forme de losange allongé attaché à son menton soigneusement rasé car tout poil était réputé impur ; un sceptre à tête magique et enfin les couronnes. Elles étaient imposées sur son crâne, rasé de près lui aussi par le grand prêtre. Deux d’entre elles avaient une importance particulière. Elles étaient considérées comme des déesses tutélaires, et le public chantait des hymnes. La première, celle de la haute Egypte, était constituée par une haute mitre de laine blanche terminée par un renflement. La seconde, celle des divinités de la basse Egypte, formait un large bandeau circulaire rouge muni dans sa partie arrière d’un manche assez élevé et, à l’avant, d’un fil recourbé et rigide. A la fin de la cérémonie, le pharaon coiffait le Pschent qui combinait l’une et l’autre et assurait sa domination sur « le double pays », c’est à dire la vallée et le delta. Le grand prêtre posait alors au milieu de son front un Uraéus, cette tête de cobra dressée sur sa gorge gonflée qui personnifiait « l’œil brûlant » du soleil - de Rê -, la flamme qui dévore les rebelles. Enfin, Horus et Thot liaient sur le trône où il était assis les deux plantes symboliques du Nord et du Sud : le lotus et le papyrus. Les deux parties du royaume étaient ainsi réunies sous ses pieds Il fallait encore, pour que commence son règne, que le pharaon reçoive son protocole, c’est-à-dire l’ensemble des cinq noms qui allait consacrer sa royauté terrestre. Le nom possédait aux yeux des égyptiens une puissance particulière. Il ne servait pas simplement à distinguer un être d’un autre. Il était vivant. Il façonnait la personnalité de celui qui le portait. Les noms des pharaons étaient donc doués d’un pouvoir surnaturel et ils étaient établis par le dieu Thot lui-même et transcrit sur l’arbre sacré.
Le premier l’identifiait à Horus, le dieu des espaces célestes, le premier roi de l’Egypte. Il était gravé dans l’image d’un palais au-dessus duquel était perché un faucon. Les deux suivant lui conféraient les pouvoirs des dieux du Sud et du Nord. Les deux derniers enfin le consacrait comme le roi des deux pays et comme le fils de Rê, le soleil. Ils étaient inscrits dans un lien ovale, le « cartouche », qui les protégeaient. Ce cartouche était animé lui aussi d’un pouvoir surnaturel et le détruire c’était atteindre au roi lui-même.
A la fin de la cérémonie, le pharaon faisait quatre fois le tour de la ville
pour prendre possession de son domaine, puis il participait à un grand repas rituel d’offrandes. Tout au long de son règne, le pharaon entretiendra avec les dieux de rapports étroits,
nécessaires à l’équilibre du monde. Ils leurs élèvera des temples, renouvellera les offrandes et perpétuera un culte que les prêtres effectueront en son nom. « Horus vivant » au fond de son
palais, il sera lui même traité comme un dieu. Ceux qui l’approchait devaient se prosterner et flairer le sol. Le peuple se traînait sur la terre, lorsqu’il le voyait passer sur son char. Mais,
pour être fils de dieu, le pharaon n’était pas moins aussi un homme et l’histoire de l’Egypte ne serait qu’une suite immuable de règnes semblables, si tous les pharaons s ’étaient ressemblés.
Or, certains d’entre eux ne remplissaient pas toujours le rôle qui leur était dévolu tandis que d’autres, témoignaient par leur gloire, de la puissance du roi des dieux. Amon-Rê, leur père,
leur manifestait par son appui et sa satisfaction. Mais quand l’un des fils laissait développer l’anarchie et que le chaos menaçait, il n’hésitait pas à le remplacer par un autre. L’Egypte
allait donc dérouler entre ciel et terre des pages sombre et dramatiques, des pages dont il est souvent difficile de retrouver la trace.
“L’homme craint le temps, mais le temps craint les pyramides !” Proverbe Arabe
Saqqarah est la plus grande nécropole royale d’égypte et le site où se trouvent la plus grande concentration de pyramides. Situé à 40 kms du Caire et à 5 kms de Memphis, la nécropole mesure environ 8 km de long pour une largeur de 800 à 1800 mètres. On y compte 15 pyramides royales connues dont la plupart ont perdu leur forme originale, mais également de nombreuses pyramides non encore identifiées, dont trois pyramides royales de la VIème dynastie, qui n’ont pas encore été mises au jour. En savoir plus : Les pyramides de Saqqarah
Abou Roach se situe à 8 km au nord de Gizeh et à 10 km du Caire. Le site abrite les vestiges de deux pyramides dont celle de Didoufri (2528 - 2520 avant JC), roi de la IVème dynastie (ancien empire) et fils de Kheops. Le site est en ruine et il reste peu de choses de cette pyramide. On pense seulement qu’elle devait s’élever à plus de 100 mètres de hauteur, mais personne ne peut dire si elle a été achevée, du fait du règne très court de ce pharaon, 8 ans seulement. En savoir plus : Les pyramides d’Abou Roach
Cet endroit se situe à environ 5 km au sud de Gizeh et comprend deux pyramides inachevées. La plus ancienne est une pyramide à degrés attribuée au roi Khâba (2603 - 2599 avant JC), pharaon de la IIIème dynastie. L’autre pyramide, non identifiée, daterait de la IVème dynastie. En savoir plus : Les pyramides de Zouiet El-Aryan
Abousir se situe entre Gizeh et Saqqarah. On y retrouve plusieurs pyramides très dégradées de pharaons de la Vème dynastie. Le pharaon Ouserkaf (2465 - 2458 avant JC) fit bâtir ici le premier temple solaire d’égypte. En savoir plus : Les pyramides d’Abousir
Cette nécropole se situe à environ 2 kms au sud de Saqqarah. Le site fut réouvert au public en 1996. Il comprend cinq pyramides dont celles des pharaons Sésostris III (1887 - 1850 avant JC), Aménemhat II (1936 - 1904 avant JC) et Aménemhat III (1850 - 1800 avant JC). Ces trois pharaons appartenant à la XIIème dynastie. On trouve également la pyramide de Snefrou (2575 - 2551 avant JC) qui était un pharaon de la IVème dynastie. En savoir plus : Les pyramides de Dachour
On y trouve deux pyramides principales de la XIIème dynastie, la première mesurant 55 mètres de haut est celle d’Aménemhat Ier (2000 - 1970 avant JC), la seconde d’une hauteur de 61 mètres est celle de son fils, Sésostris Ier (1970 - 1936 avant JC). Les deux pyramides sont séparées d’un kilomètre et demi et sont entourées de petites pyramides ainsi que de mastabas. En savoir plus : Les pyramides de Lisht
La pyramide d’Haouara date de la XIIème dynastie, à l’époque d’Amenemhat III (1850 - 1800 avant JC). Celle d’El Lahoun date également de la XIIème dynastie, mais un petit peu plus tôt, à l’époque de Sésostris II (1904 - 1888 avant JC). Cette dernière mesurait 48 mètres de haut à l’origine et on a découvert à l’intérieur un sarcophage de granit rouge. En savoir plus : Les pyramides d’Haouara et d’El Lahoun
On ne pouvait pas parler des pyramides en omettant celles de Gizeh, dont la plus grande, celle de Kheops, est la seule des 7 merveilles du monde antique qui a survécut au temps et qui est encore debout aujourd’hui. Les pyramides sont alignées du nord-est au sud-ouest sur un plateau d’environ 2000 mètres sur 1500 mètres, accompagnées bien évidemment du célèbre sphinx. L’emplacement choisi pour ériger ces pyramides n’est pas anodin mais symbolique. En effet, elles s’élèvent où commence le delta du Nil. En savoir plus : Les pyramides de Gizeh
Dans la religion égyptienne, le mot sphinx désigne un lion à tête humaine qui monte la garde aux portes du monde souterrain. Les sphinx étaient représentés par des statues de pierre. Ils représentaient symboliquement la puissance souveraine du pharaon et furent d’abord chargés de veiller sur sa nécropole. C’est surtout à partir du Nouvel Empire qu’ils se multiplièrent à l’entrée de la plupart des temples sous la forme de longs alignements de sphinx se faisant face de part et d’autre de la voie d’accès. Sphinx est un mot grec dérivant de l’ancien égyptien Shesepankh qui signifie "statue vivante".
Le sphinx de Gizeh est la statue qui se dresse devant les grandes pyramides du plateau de Gizeh, plateau qui se trouve juste en amont du delta du Nil, dans la basse Egypte. D’une longeur de 73 mètres, d’une hauteur de 20 mètres et d’une largeur de 14 mètres, le sphinx a la tête tournée vers le levant. C’est une sculpture monumentale taillée dans un promontoire naturel dans le roc. Le sphinx se trouve en effet au milieu d’une grande carrière qui fournissait une partie des blocs destinés à la construction de la pyramide. Le corps est celui d’un lion couché et la tête celle d’un souverain (Khéphren) portant la coiffure royale. Il était chargé de veiller sur le site.
Si le corps et la tête sont taillés à même le roc. Les pattes tendues, elles, ont été ajoutées en maçonnerie. À l’origine, le sphinx devait être entièrement recouverte de plâtre peint dont il ne reste que quelques traces. On a trouvé aussi les restes d’une statue en pied d’un roi devant son poitrail. Il s’agit sans doute là d’un ajout tardive. Devant le sphinx, l’on constate les fondations d’un temple qui fut sans doute construit à la même époque. Une stèle de granit rose a été placée entre les pattes du Sphinx par Thoutmosis IV. Taillée directement dans le roc, elle raconte le songe de Thoutmosis IV. Le futur pharaon de la XVIIIème dynastie qui se reposait à l’ombre d’une pierre, lors d’une partie de chasse, aurait entendu dans un songe une divinité lui promettre la couronne d’Egypte s’il débarrassait le Sphinx du sable qui menaçait de le recouvrir. Thoutmosis, qui obéira, utilisera cet événement pour justifier sa légitimité.
Le texte de la stèle serait celui ci :
« Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l’heure de midi, se reposa à l’ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s’aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t’appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu’illumine l’oeil brillant du maître de l’Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au dessus duquel j’étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire »
Il représente le pharaon Khéphren qui monte la garde à l’entrée de sa nécropole funéraire pour en interdire l’accès aux profanes. Le temps a, bien entendu, gravement abimé le grand Sphinx, en particulier a cause de l’érosion provoquée par le sable qui s’amoncelle constamment et qui a provoqué les "vagues" qui recouvrent maintenant tout le corps. L’homme est également responsable de mutilations. Son sourire énigmatique fut abîmé par des coup de canon ordonnés par un cheikh du XIVe siècle. Ces tirs au cannon cassèrent la barbe postiche et le nez. La barbe est au British Museum qui ne veut pas la rendre à l’Egypte, et on n’a pas retrouvé le nez. Actuellement, les pattes sont en cours de restauration.
La Vallée des Rois, qui compte aujourd’hui 63 tombes découvertes, était surnommée jadis les Portes des Rois ou encore le Lieu de Vérité. Datant du Nouvel Empire, entre la XVIIIème et XXème dynastie, la plupart d’entre elles ne sont pas accessibles au public. Les autorités procèdent par roulement et n’hésitent pas à fermer celles qui ne plus peuvent supporter le passage de touristes qui provoquent une augmentation de 95% du degré d’humidité dans les tombes. Ce phénomène accélère la décoloration des pigments, la prolifération de champignons et l’érosion des supports. La construction du barrage d’Assouan, qui a entraîné une remontée de la nappe phréatique souterraine, n’a pas contribué à améliorer la situation. Plusieurs tombes viennent cependant de rouvrir après des travaux de restauration et la mise en place de systèmes sophistiqués de climatisation.
Située dans un lieu désertique sur la rive occidentale du Nil, à 3 kilomètres de la ville de Thèbes (Louxor), cette vallée est un grand canyon dépourvu de toute végétation. Le mont al-Qurn (la corne), d’une hauteur de 500 mètres, domine le paysage en arrière plan. Il émerge dans le petit matin grâce aux rayons du soleil dont il est le seul à bénéficier. L’endroit n’a pas toujours eu cet aspect désolé. Les prêtres qui assuraient les sacrifices et les rites funéraires habitaient à proximité ainsi que les gardes. Les pharaons du Nouvel Empire faisaient construire à proximité des temples dans lesquels ils séjournaient afin de suivre l’état d’avancement des travaux de leur sépulture. La Vallée des Rois deviendra un lieu de sépulture, sous la XVIIIème dynastie, lorsque Thèbes sera elle-même la capitale de l’Egypte réunifiée. Les rois préfèreront alors construire de gigantesques temples plutôt que des pyramides, comme le voulait la tradition depuis plus d’un millénaire. Ils feront creuser leur hypogée dans une vallée cachée de la chaîne libyque, loin des temples funéraires. La situation isolée de la vallée devait permettre de voir venir de loin des pillards. Le tombeau le plus ancien découvert appartient à Thoutmosis Ier. Sur les 63 tombes recensées à ce jour, 25 sont des sépultures royales. Les autres renferment les dépouilles de hauts dignitaires ou n’ont pu être encore identifiées.
Les 63 tombes de la vallée sont répertoriées sous les noms de KV1 à KV63 (KV de l’anglais King’s valley, Vallée des Rois). Parmi les sépultures royales, deux appartiennent à des reines ayant gouverné, Hatshepsout et Taousert. La tombe KV5, la plus grande de la vallée, fut construite pour enterrer les enfants de Ramsès II. Des découvertes récentes permettent d’estimer à 150 le nombre total de chambres de la sépulture.
L’accès au site proprement dit se fait par un petit train qui amène les touristes depuis le parking. Si vous appartenez à un groupe et si vous souhaitez utiliser votre appareil photo à l’intérieur des tombes, vous devez impérativement prendre autant de tickets vous donnant le droit de photographier que de tombes visitées. Il vous en coûtera 6 livres égyptiennes à chaque fois. Le paiement doit se faire dans le petit kiosque situé à la descente du train. Inutile de négocier avec les gardiens à l’intérieur de la tombe si vous n’avez pas l’indispensable sésame, ils sont intraitables, même moyennant un bakchich du double du prix du billet.
La qualité de la roche dans la vallée est très variable. Des tombeaux ont été creusés à travers diverses couches de pierre avec chacune sa propre qualité. Ceci pose des problèmes pour les conservateurs modernes, comme cela a dû en poser aux architectes originaux. Les plans de bâtiments ont été probablement changés en conséquence. Le problème le plus sérieux vient des couches de schiste dont les cristaux ont tendance à augmenter de volume au contact de l’eau. Ceci a endommagé beaucoup de tombeaux, en particulier durant les inondations.
Tous les tombeaux recensés dans la vallée ont été pillés dès l’Antiquité. Contrairement à ce qu’on croit souvent, même le tombeau de Toutânkhamon n’a pas échappé aux pilleurs. On pense en effet que la porte du tombeau a été forcée par deux fois, mais que les pilleurs, ayant été interrompus, n’ont pû emporter qu’une petite partie du trésor. Les autres tombeaux n’ont pas eu la chance de tomber dans l’oubli et les archéologues modernes ne trouvèrent souvent que de petits objets ou des vestiges estimés sans valeur par les voleurs antiques.
Le faste du trésor funéraire du pharaon Toutankhamon, dont tous les historiens s’accorde à lui accorder un règne court et effacé, laisse entrevoir les trésors colossaux que devaient posséder des rois comme, par exemple, Ramsès II. La vallée, entourée par de hautes falaises qui forment une barrière naturelle, était fortement gardée par des troupes d’élite (les medjai) depuis le début de l’exploitation du site. C’est aux environs de 1090 avant notre ère (l’année de la hyène), sous le règne de Ramsès XI, que l’effondrement de l’économie de l’Égypte et du pouvoir royal va entraîner l’apparition des premiers pilleurs de tombes. Le déchirement du pays qui débouchera sur la IIIe période intermédiaire sera l’occasion d’un pillage organisé des richesses de la vallée. Certains documents tendent à prouver que ce pillage aurait commencé sous le règne Ramsès XI, peut-être du fait de fonctionnaires peu scrupuleux.
Les tombeaux furent ouverts, tous les objets de valeur en furent enlevés et les momies furent rassemblées dans deux grandes caches ; la très connue cachette de Deir el-Bahari qui ne contenait pas moins de quarante momies royales et leurs cercueils, et l’autre, dans le tombeau d’Aménophis II, qui en contenait seize autres.
Situées dans une zone beaucoup moins sèche que la Vallée
des Rois, les tombes de cette nécropoles font l’objet de consolidation et de restauration. La plus fastueuse est celle de Nefertari, la grande épouse de Ramsès II.
La vallée, appelée actuellement "Bïbâm el-Harim" (Les Portes des Reines), est en retrait vers le désert comme celle des Rois, qui se trouve à un kilomètre et demi plus au nord. Elle est moins triste que cette dernière et plus proche du village des artisans, Deir el-Medineh, auquel elle est encore reliée par un sentier primitif qui enjambe de basses collines. Le long de la gorge d’accès, on trouve des stèles commémorant les entreprises de Ramsès III. Sur les rochers on voit encore gravées des pierres à Anubis.
On a découvert dans la vallée 80 tombeaux alors inachevés ou gravement endommagés. Parmi ceux-ci, plusieurs ont été noircis par le feu des bivouacs des anciens profanateurs, d’autres furent transformés en étables. Presque tous ces tombeaux sont de la XIXème et de la XXème dynasties, c’est-à-dire datant de 1300 à 1100 av. J.-C. environ. Les plus importants sont ceux destinés à l’épouse et à trois des enfants, morts en bas-âge, de Ramsès III.
L’ampleur et la disposition des pièces creusées dans le rocher rappellent la structure des tombeaux nobiliaires plutôt que des grandes hypogées des pharaons. Même les peintures qui les décorent, bien que traitant des mêmes thèmes que ceux traités dans les tombeaux royaux, sont d’un ton mineur et s’expriment mal
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