

L'Egypte est le berceau de la danse orientale, pleine de grâce et de séduction,
la danse était dans l'antiquité un moyen de louer les dieux, célebrer les fêtes et les banquets fait en leur honneur tout en rentrant dans un état de transe.
Cependant beaucoup ignore qu'elle a été importée par les tziganes venu d'Inde.
Il est difficile de trouver des renseignements sur cette discipline vu le peu d'ouvrage que les écrivains arabes lui consacre.
Ce qui est sur, c'est que la danse orientale, 'raqs el sharqi', est une danse de séduction faisant appel à une gestuel langoureuse et des mouvements ample du ventre ainsi que du bassin.
Il existe différents styles...
Les Almées et les Ghawazee
Si nous vagabondions dans les rues d'Egypte aux 18eme siècle, nous aurions pu découvrir que les danseuses étaient séparées en deux branches principale (pour généraliser) :
Les Almées et les Ghawazee.
Il existait bien aussi "el Hawanem" (la danse des dames) mais elle était reservée uniquement à un public féminin.
Ces femmes n' étaient pas considéraient comme des professionnelles et excécutaient leur art pour le plaisir et l'amour de la danse.
En ce qui concerne les Almées ("Awalem" en arabe) on sait peu de chose.
On ignore le style de danse qu'elle pratiquaient.
On les dit nobles, respectées du public, mais leur définition reste vague car lors de l'invasion Napoléonienne en Egypte, elles se sont toutes enfuies.
Les Ghawazee ("envahisseuse des coeurs") quand à elles, étaient les danseuses du petit peuple.
Elles ont mauvaise réputation et on les a souvent rattachées à la prostitution.
Les Ghawazee n'étaient pas de pures egyptiennes, mais des gitanes peuplant la Haute-egypte.
Leur origine fait polémique, mais on pense qu'elles venaient d'Inde, de la tribu des Nawar ("gitan" en arabe).
Elles portaient une longue jupe ou un pantalon bouffant: "le shintiyan", ainsi qu'une chemise : "le tob". Leurs vêtements étaient riches en couleurs et de très bonne qualité. Par-dessus, elles rajoutaient un foulard à la taille qu'elles parsemaient de breloques et de pièces qu'elles récoltaient lors de leur spectacle.
Des bijoux elles n'en avaient pas vraiment mais leur maquillage était en revanche très dévellopé.
Du khol autour des yeux, des tatouages au hénné sur les mains, les pieds et quelquefois le visage, le constituait.
Pour leur coiffure, elles avaient la même que les egyptiennes de l'époque: des cheveux tressés avec trois cordelettes en soie noires portant des piéces. Une mèche était mis en évidence devant chaque oreille.
La ghawaziya aimait être vue et ne manquait pas une occasion de se donner en spectacle.
Aussi lorsque les français ont débarqués en Egypte, elles ont élues domicile dans leurs camps.
Ces derniers ont tout de suite liés cette art à la prostitution, car venant d'une société puritaine à l'époque où l'Eglise y jouait un grand rôle, les mouvements langoureux de hanches et de bassin des ghawazee semblaient être une invitation au fantasme et aux plaisirs charnels.
Cette mauvaise interprétation fut la cause d'ouverture de maisons closes ou les ghawazee se prostituées, et la décapitation de 400 d'entre elles sous l'ordre de Napoléon.
Leur situation devenue critique, elles se cachèrent sous le nom d'almées pour ne pas avoir d'ennuis.
En 1834, sous le régime du sultan Mohammed Ali, elles furent banies et n'ont plus eu le droit de danser ( ce qui ne les empêchaient pas de continuer clandestinement).
Lorsqu'elles reviennent en Egypte, en 1866, elles ne sont plus vraiment des danseuses et il va falloir attendre
le 20eme siècle pour qu'elles revivent de leur art, inspirent les états- unis et
le cinema hollywoodien, propulsant la danse orientale dans son Âge d'or durant les années 30-40 avec des vedettes egyptiennes tels que Samia Gamal et Tahia Tarioca.
Les Chikhates ou Sheikhates sont plus des chanteuses que des danseuses (littéralement "Chikha" signifie "chanteuse professionnelle").
La danse, qui peut être celle du plateau, n'est qu'accessoire au chant. Les Chikhates donnent leurs représentations durant les mariages, baptèmes, circonsisions et autres fêtes familliales.
Vêtue d'une djellaba, parée de bracelet d'or, la Chikha est marocaine. Elle interprète "l'Aita", chant populaire du Maroc, reconnu comme l'un des grands et ancrés dans les meurs.
Autrefois le terme "Chikha" désignait la chanteuse en général, aujourd'hui il est attribué à la chanteuse d'Aita.
La Chikha peut, accessoirement pour accompagner son chant ainsi que les musicien, jouer du tambourin (tarija)
Le Baladi : mon pays en arabe, a pris naissance en Egypte, dans les rues du Caire.
Dansé au tout début par des hommes qui le pratiquaient avec de grosses cannes appelées Tahtib, il fut repris par les danseuses.
Contrairement aux hommes qui à travers cette danse démontraient leur force, le baladi dansé par une femme ressemble à une scène de théâtre.
La danseuse, généralement vêtue d’une robe près du corps, va user d’une gestuelle et d’une attitude théâtrale en entrant dans une sorte de jeu avec le ou les musiciens.
Un échange, plus perceptible dans cette danse,est alors établit entre eux .
La danseuse met en scène selon le rythme , le ton et l’humeur de la chanson qui peut- être tout aussi joyeux que triste. S’ il s’agit d’un Mawal baladi, (chanté), elle illustrera les paroles de la chanson.
Riche en instruments, le baladi offre de nombreuses possibilités d’exploitation en matière de mouvement.
Ce jeu est en faite une sorte de questions/réponses, le 'me-atta', exprimé à travers gestes et notes de musique.
Le Sharqi: C'est la Grâce à l'état pur. Le sharqi est constitué de mouvements et de déplacements légers, aériens, très amples.
Les gestes doivent être exécutés avec une grande maîtrise de l'espace.
On le dit "classique", digne d'être danser devant les sultans au temps des palais royaux orientaux. Il a d'ailleurs pris son essort dans les années 40 où des vedettes tel que Tahia Carioca et Samia Gamal ( la danseuse dans ALI BABA) l'ont apporter au cinéma Egyptien.
Tahia Carioca Samia Gamal
Au niveau technique, on retrouve dans cette danse bien entendu une reprise des mouvements baladi ( qui est en quelques sortes l'essence de toutes les danses dérivées), des ondulations, de grands déplacements qui permettent d'occuper tout l'espace et une gestuelle de bras très gracieuse.
Raks el
Asaya C'est la danse de la canne. L'accessoire nécessaire est donc le Tahtib (un gros bâton) ou bien une canne à bout
recourbée.
Cette danse était à l'origine une danse d'homme, qui la pratique encore aujourd'hui, traditionnellement en Haute-Egypte, depuis le temps des pharaons.
Symbole de puissance et de virilité, les hommes se livrent un combat en le jouant sous forme de danse.
Jillina, Bellydance superstar
Chez les femmes c'est un atout de charme en plus.
Jeu d'équilibre (la danseuse fait tenir la canne sur sa tête, son épaule et sa hanche) et de manipulation, cette danse se pratique avec assurance.
Ansuya, Bellydance superstars
Il faut bien marquer ses gestes, être volontaire. Cette danse, comme le baladi fait partie du folklore egyptien. Elle apporte une dimension joviale et amusante à la danse et necessite un bon maniement du poignée!
Le Shamadan: ou danse du candélabre (chandelier), provient du vieux quartier du Caire
et, comme son nom l'indique, se danse avec un chandelier spécial: le shamadan.
La danseuse le place sur sa tête pour exécuter ses mouvements, posés et lancinants.
Il est nécessaire de posséder une grande souplesse et un bon équlibre ( sinon, ouille ça brûle!!)
Un port de tête irréprochable est également indispensable, il permettera une danse au sol, marquée d'ondulation et de tours de buste.
La danseuse peut également danser avec une bougie dans la main, ou bien,
à la manière des Chikhates (voir dans la catégorie "danse orientale") des bougies posées sur un plateau
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